Cours d’Economie Générale

 

Année 2000 - 2001

 

LE MARCHE DU TRAVAIL EN France AUJOURD’HUI

 

 

 

 

I] Le marché du travail en France aujourd’hui 2

1) Intro_ 2

2) Activité féminine_ 3

3) Syndicats 3

4) Théories 3

 

 


I] Le marché du travail en France aujourd’hui

1) Intro

Au long des années le marché du travail français est passé d’une image de « cols bleus » (ouvriers) vers les « cols blancs » (ingénieurs).

Le chômage est important car il a miné le salariat depuis 1963. Lors des 30 glorieuses, on a parlé de société de « plein emplois », en effet lors de cette période le croissance était de 5% par an. Dans l’absolue le plein emplois n’existe pas, il correspond en fait à ~ 5% de la population active.

Voici quelques chiffres :

1946    à           120 000 chômeurs.   0,6 % de la population active

1962    à           250 000 chômeurs.

1968    à           500 000 chômeurs.

1976    à        1 000 000 chômeurs.

1982    à        2 000 000 chômeurs.

1985    à        2 500 000 chômeurs.   12,5 % de la population active

1995    à        3 000 000 chômeurs.   12,5 % de la population active

 

Il y a deux explications :

            Tout d’abord économique, on peut parler de crise après les 30 glorieuses, ceux qui paraissent contradictoire, car le PIB a augmenté tous les ans (sauf en 73 et 75).

            Ensuite démographique, en effet la population a fortement augmenté au alentour des années 60 (Baby-boom). Il y a donc eu une arrivée massive de jeunes adolescents sur le marché du travail, qui n’étaient pas prêt à absorber cette main-d’œuvre supplémentaire. La croissance économique était là, mais les arrivants ne remplaçait pas les sortants. De plus le taux d’activité des femmes a en même temps augmenté, il y a de moins en moins de « femmes au foyer ». 3 femmes sur 10 travaillaient à l’époque, il y en a 9 sur 10 aujourd’hui.

 

Conséquences du chômage :

            Dans les années 70, un chômeur touchait ~90% de son salaire brut à durée indéterminée. Hors ces charges devenaient trop importantes, et les indemnités ont baissé. D’où, plus la durée du chômage augmente, moins les indemnités sont élevées.

            On parle dans les années 60, du ¼ monde, il y a de plus en plus de pauvres dans le mon et en France.

            De nouveaux termes apparaissent dans les années 70, « exclusions » économiques, culturelles, sociales, politiques ; « Ghettos », « cités d’urgences » ; « illitrisme ».

Souvent les enfants du ¼ monde reproduisent les difficultés de leurs proches.

 

Poids du chômage dans le travail :

            Les salaires ont baissé, la flexibilité est devenue trop stricte, les 20% de la population en précarité sont répartis en 12% de chômeurs, et 8% d’emplois précaires.

            La durée du chômage n’a fait qu’augmenter. Dans les années 60, la durée moyenne était de 6 mois, contre 1 an dans les années 70, et 16 à 18 mois dans les années 80.

Le but est maintenant de créer des inactifs, pour avoir des chiffres respectables.

 

Portrait type du chômeur : Jeune ; Fille ; Sans qualification ; d’origine immigrée

 

2) Activité féminine

L’activité féminine n’a cessé d’augmenter ces 30 dernières années.

Explications sur deux périodes :

3) Syndicats

            Depuis 1970, le syndicalisme est de plus en plus faible en France. Dans les employés et cadres on trouve très peu de syndiqués, dans les ouvriers plusieurs syndicats disparaissent.

Il existe plusieurs explications pour ce phénomène :

            On peut dire que les patrons français sont aveugles et ignorent les syndicats. Surtout dans les « Petites et Moyennes Entreprises ».

            La féminisation de la population active, les femmes sont beaucoup moins nombreuses à se syndiquer que les hommes.

            Le déplacement des « cols bleus » vers les « cols blancs ».

            Les jeunes sont plus tendres que les plus âgés, et ne pensent pas à se syndiquer.

            Il y a une multitude de mouvements corporatiste, qui ne visent qu’un secteur d’activité. Ces mouvements ont une vision très limités à leur champ d’action.

            De plus les syndicats ont beaucoup de difficultés à des moderniser.

4) Théories

            Pour les libéraux le chômage n’existe pas, on est toujours en plein emplois (mais avec un salaire inférieur). Il faut donc selon eux adapter les salaires et non le nombre de salariés, pour faire l’équilibre dans le marché du travail.

            La création du SMIC, ne permet pas cet équilibre entre l’offre et la demande. Ce salaire moyen utile à l’équilibre des libéraux ne peut donc pas exister, d’où : augmentation du chômage.